Tous les articles par nic

A propos nic

Patron de Fumerolles, fumiste, ancien fumeur, actuel vapoteur.

Etude Suisse sur le « cannavaping » thérapeuthique

C’est dans ces moments là que je me dis que la Suisse est un beau pays.
Alors que le petit monde de la santé publique ergote encore sur les dangers de la vape et sur son efficacité en tant qu’outil de réduction des risques liés au tabac, une équipe du CHUV menée par le Dr. Vincent Varlet a publié une étude dans le prestigieux journal « Nature » sur le Cannavaping thérapeutique.

Quoi c’est ça ?

Il ne faut pas confondre cannabis récréatif et cannabis thérapeutique. Dans le premier cas,  le cannabis récréatif, c’est une drogue et c’est interdit dans la plus part des pays. Dans le second cas, le cannabis thérapeutique (ou médical) est un médicament. Il a des vertus analgésiques,  antiémétiques, anti-spasmodiques, etc … La différence peut paraître floue car cela dépends grandement de la raison et de la manière dont il est utilisé. Nombre de médicaments (la morphine par exemple) peuvent être utilisés comme des drogues ou des stupéfiants, ce qui ne justifie pas qu’on s’en prive dans un cadre médical. En Suisse, l’OFSP a commencé à autoriser, dans certains cas spécifiques, la possibilité de soulager certains problèmes avec du cannabis. Je cite la source officielle :

 L’effet positif (du canabis) est bien étayé pour les neuropathies chroniques, les douleurs liées à un cancer, les spasmes provoqués par la sclérose en plaque, la nausée causée par la chimiothérapie, la perte de poids chez les sidéens, les troubles du sommeil et le syndrome de Gilles de la Tourette.

Le problème dans son utilisation courante est que ça oblige à fumer du cannabis, or on connais bien le danger de la combustion. Une autre façon de consommer du cannabis est de le manger mais dans ce cas, le foie va métaboliser les substances actives et donc affaiblir le résultat. De plus manger du cannabis peut être relativement mal toléré par certains patients. L’idée est donc d’utiliser la vape comme moyen de délivrer du THC aux personnes qui en ont besoins tout en évitant le danger de la fumée et les inconvénients de l’ingestion.

En bref

Une équipe de chercheurs basés dans la région lausannoise et menée par le Dr Vincent Varlet a dilué du BHO, de l’huile de cannabis, dans un liquide pour cigarette électronique. Puis ils ont fait diverses mesures. Le principal obstacle au cannavaping est que le THC à l’état basique, nommé « THC-A », ne fait aucun effet. Pour qu’il agisse il doit être chauffé, « décarboxylé », on le nommes alors « THC » Si quand on fume un joint la température suffit largement, en vapotant le ratio température/durée est insuffisante pour obtenir la même efficacité. L’équipe a donc mis au point une méthode de cuisson permettant de décarboxylé le e-liquide avant le vapotage et a obtenu un résultat suffisant pour un usage thérapeutique mais insuffisant pour se péter la tronche. (les doses nécessaire pour un usage thérapeutique sont faibles alors que le fumeur de joints cherche le maximum d’effets)

Mesures des VOC

Les VOC, composés organiques volatiles,  en l’occurrence les formaldéhydes, et acétaldéhydes, semblent être la principale crainte  des anti-vape. Concernant cette partie de l’étude, je pense que le matériel utilisé ne corresponds pas à ce que nous, vapoteurs confirmés, utilisons. De plus les tests ont été volontairement fait à des voltages sans-doute trop élevés pour être vapable et le matériel de test n’a pas été gouté, donc ces résultats ne sont pas véritablement transposables à notre vape. Reste qu’ils ont trouvé une quantité cumulée de formaldéhyde et d’acétaldéhyde inférieure à 1.5 µg/mg d’e-liquide. Ne me demandez pas ce que ça représente sur l’échelle du danger, parce que fondamentalement tout est question d’échelle, bien sûr.

 

Inspirations du dark web

Comme avec la vape, la science a un train de retard, elle ne fait que mesurer et analyser des pratiques totalement anarchiques qui sont déjà bien développées chez les utilisateurs. Encore plus qu’en vape, les amateurs de cannabis sont capable d’expérimentations artisanales incroyables pour se péter la tronche, étant prêt à tout pour rire un coup.  Vous pouvez lire par exemple l’article wikipedia sur le BHO cité plus haut, c’est impressionnant de voir la créativité des utilisateurs de cannabis. Les vaporisateurs d’herbe sont du reste pas nouveaux, même si ça reste cher et compliqué avec des résultats relatifs, le Volcano® par exemple existe depuis des lustres. Il vaporise l’herbe sans la brûler, ce qui est très intéressant du point de vue de la réduction des risques. Bref cette étude ne fait pratiquement qu’analyser des techniques existantes en les améliorants mais apporte une vision scientifique primordiale et un espoir pour les gens qui ne souhaitent pas se défoncer mais juste se soigner avec une méthode testée et sûre. Je trouve excellent d’imaginer que des gens qui ont de bonnes raison de consommer du cannabis puissent un jour accéder à un système médical éprouvé. Le fait que ce soit de la vape me plais particulièrement.

Concrètement

Concrètement l’équipe a choisis d’effectuer ses tests sur une CE4+ (hélas, car c’est probablement le pire des ato) avec une batterie Innokin VV allant de 3.5 à 5 volts. Puis ils ont utilisé une machine à fumer et ont poussés la batterie au voltage max, ce qui n’est pas ce qu’un vapoteur ferait avec une CE4+, mais qui donnait un meilleur taux de THC décarboxylé. Ils ont utilisé du BHO dans divers type de dilution et ont mesuré le taux de THC en sortie.

srep25599-f4

Résultats

Si j’ai tout suivi, avec du BHO dilué à 10% dans un e-liquide, il faudrait 100 bouffées environ de 70 mL pour ressentir les mêmes effets qu’une dose de 1.5 mg injectée en intraveineux. C’est donc selon eux indiqué pour un usage thérapeutique mais trop faible pour un usage récréatif.

Questions

J’ai rencontré M. Vincent Varlet, qui est le leader de cette étude. Je le remercie au passage du temps qu’il m’ Je lui ai posé diverses questions et il m’a envoyé un mail avec les réponses que voici :

  • Le cannabis est encore un sujet un peu tabou, il est classé comme stupéfiant. Avez-vous mené votre étude de manière à limiter l’efficacité de vos résultats afin de démontrer la possibilité d’un usage médical tout en décourageant l’usage récréatif ?
    – Non
  • Le principal problème du cannavaping, quand on lit votre étude, semble être la transformation de THC-A en THC décarboxylé. Quand j’étais jeune, certains copains consommaient des yoghurt contenant du haschich. La préparation n’était pas cuite et pourtant ils semblaient passablement groggy. Est-ce que le haschich est déjà décarboxylé ou est-ce que le THC-A fait tout de même un effet, mais pas celui recherché dans un usage thérapeutique ?
    – La réponse est ici.
    En substance, Vincent Varlet m’a expliqué qu’il a travaillé avec du BHO et non avec du haschich et donc ne peut répondre que concernant ce qu’il a étudié – mesuré.
  • Vous avez utilisé un CE4+ et un mod Innokin à voltage variable. Les CE4 datent de début 2011 environ, c’est donc désuet et ça ne me semble pas représentatif de ce qui est utilisé actuellement par la majorité des vapoteurs. Pourquoi ne pas avoir choisis un système avec contrôle de température qui vous aurait permis d’évaluer les teneurs en THC décarboxylé à diverses températures de façon simple tout en gardant un confort de vape réaliste et actuel ?
    – Cette étude a été menée en 2013-2014. C’était l’entrée de gamme à l’époque…. Puis le temps de faire l’étude, d’écrire la publication et qu’elle soit publiée, le temps file et notre modèle d’étude devient dépassé par les nouveautés…
  • Que représente, en terme de dangerosité, les quantités d’aldéhydes mesurés comparés par exemple à une cigarette fumée ou mieux, à un plat de rösti bien grillé ?
    – Largement moindres
  • Que pensez-vous des atomiseurs à BHO, ces petites cuves de céramiques ? A quelle température est-ce que ces appareils fonctionnent ? Pensez-vous qu’il y ait un risque de bronchite lipidique en raison de l’aspect gras du BHO ?
    – On connaît mais n’a pas testé. Nous nous sommes restreints à trouver une forme intéressante d’administration de cannabis thérapeutique plutôt qu’étudier l’efficacité/dangerosité du dabbing de BHO.
    Note : lors de notre discussion le Dr. Varlet a confirmé ce que je supposais, à savoir que ces petits atomiseur à huile sont dangereux. Les effets du BHO sont 20 à 30x plus violents que ceux d’un joint, on se prends une ou deux taff de BHO pur et on est HS pour 4 heures. Il est nettement préférable de le diluer et c’est ce qu’il a fait dans son étude.
  • Vous dites que vos résultats démontrent que le cannavaping n’est pas assez efficace pour une utilisation de type récréative, cependant vous utiliser une CE4+. Ne pensez vous pas qu’un amateur arrivera à ses fins en vapotant avec du plus gros matos et à haut voltage ? (le genre de drippers qui descends 1ml en 10 taff)
    – Si, bien sûr. C’est pourquoi le mésusage de ces e-instruments pose un problème de santé publique majeur.
  • Vous semblez attacher une importance particulière à l’élaboration d’une méthode calibrée qui garantisse un résultat stable selon un certain nombre de bouffées. Pensez-vous qu’il n’est pas possible de faire simplement confiance à l’utilisateur, lequel devrait pouvoir sentir le dosage dont il a besoins ?
    – Non, comme pour tout médicament, nous recommandons de définir une posologie, c’est pourquoi des tests cliniques doivent être entrepris.
  • Quel est la suite de votre travail, allez vous tenter de poser un brevet, chercher un partenariat avec une pharma ou développer un produit ?
    – Nous nous contentons actuellement d’observer les réactions des acteurs de la santé publique.

Source : Varlet, V. et al. Drug vaping applied to cannabis: Is “Cannavaping” a therapeutic alternative to marijuana? Sci. Rep. 6, 25599; doi: 10.1038/srep25599 (2016).

TiPowa, The bf

Ça y est, je l’ai !
La TiPowa, la bf de mon petit frère, Julien.
Quoi c’est ça ?
La TiPowa est une box meca régulée bottom feeder à deux accu imprimée en 3D.

Box, donc c’est le truc ou on met des piles et qui fournit de l’électricité à un atomizeur.
Meca régulée, ça veux dire qu’il y a un tout petit peu d’électronique, de quoi varier le voltage, de quoi sécuriser la box ( protection d’inversion de polarité et protection contre les courts circuit) mais pas de chargeur intégré, pas de contrôle de température pour faire compliqué ce qui peut rester simple. La vape sur meca régulé, c’est une vape lisse, douce et puissante. 120W, il existe des box qui vont au delà mais on ne va quasi jamais au delà.
Bottom feeder, ça veux dire qu’il y a un flacon dans la box, qu’on presse pour ajouter du liquide dans le driper.
C’est génial : la vape driper est – à mon goût – la meilleure vape du monde, mais pas pratique car il n’y a pas de réservoir. Avec une box bottom feeder, vous avez quasi 9ml de réservoir et pourtant c’est un vrais driper.
Deux accu, c’est à la fois plus de puissance et plus d’autonomie.
Enfin l’impression 3D, c’est léger et solide.

Julien est marrant, il était tout gêné du prix alors que c’est pas cher pour ce que c’est : un produit artisanal, fait avec amour, passion, un objet unique quoi. Du coup, il s’est justifié durant un bon moment :
– bon, tu vois, je voulais un pin positif réglable parce qu’en bf sinon ça pisse, mais du coup j’ai acheté le connecteur 510 à un moddeur italien, c’est le meilleur connecteur mais il coûte dans les 30 balles rien que cette petite pièce, …
– l’électronique, c’est celle des hexohm, robuste et fiable mais pas donné non plus
– le flacon, j’ai pris un plastoc spécial ultra souple mais la aussi, c’est pas le prix d’un truc standard
– Le bouton, la qualité du plastique utilisé, le godet pour éviter que l’ato ne coule, les heures de travail, etc …  j’ai pas pris de notes, j’ai oublié la moitié, mais je sais bien que sa box elle est faite avec tout ce qui se fait de mieux, avec un sens du détail qui me dépasse et sans la moindre prétention.

Bref j’en ai 4 dont la mienne, il en a fait 30 en tout et il n’en fera pas d’autres je pense alors si vous êtes intéressés, c’est ici que ça se passe 🙂

image

image

image

Plouf

Le nouveau dualisme : l’instant contre l’avenir

Bon, voilà un sujet qui fera sans doute rigoler le philosophe avertit, mais tant pis, ce site est un blog donc je vous parle de ce qui me passe par la tête, ce qui inclus apparemment quelques divagation.
C’est suite à la lecture d’un article de l’anthropologue Veronique Nahoum Grape ,lors d’une audition publique de la FFA qu’il m’est venu cette image.

Le nouveau dualisme.

D’un côté on a la considération de l’avenir
Sagesse, respect et ennuis profond.
construire sa vie, vivre en communauté, manger sainement en faisant attention à son poids, à son sommeil, à économiser au cas où, …
Cela est soutenus, exigé par un système de loi, d’éducation, de prévention, un regard de l’autre de plus en plus stricte et complexe.
Il s’agit de faire des études, une carrière, d’économiser pour un 3ème pilier, de vivre sainement, sans excès, un peu de sport,  s’épanouir dans une vie de dur labeur responsable à prendre soins de sois et d’autrui.

De l’autre côté, il y a la culture de l’instant.
Sexe, drogue et rock’n roll.
Notre monde est si contraignant et codifié, la pression de la productivité est telle qu’on s’emmerde et qu’on rêve à longueur de journée de faire n’importe quelle bêtise pourvu que ce soit grisant. Le cinéma, la musique, les pub, les affiches en ville et même la façon de s’exprimer qu’on les jeunes nous rapporte implacablement au présent, à la nécessité de s’éclater, là, tout de suite, Go ! Que ce soit en faisant fondre sa carte de crédit, en baisant comme dans un film porno, en se shootant à l’extasie, en sautant à l’élastique,
Notre culture glorifie tout ce que la morale réprouve.

Et la vape dans tout ça ?

Bin  on est dans la merde.
Soit c’est un médicament, et donc c’est chiant comme un patch
Soit c’est fun, donc dangereux. Pire que le tabac.
Les études scientifiques ont beau démontrer ce qu’elles veulent, cette prolifération d’arômes, de marques, de modèles, toutes ces vidéo avec des gros ricains frapadingues qui prennent leur pieds à faire des gros nuages, c’est une preuve concrète et tangible qu’on s’amuse et c’est donc opposé à l’ennuis raisonnable. C’est pas saint.

Parce qu’une dualité sera toujours coincée avec tout ce qui est en couleur, il faut que ce soit noir ou blanc. J’en veux pour preuve que chez les vapoteurs eux-même on a deux camps opposés :
A ma gauche le cloud chasers full VG diacétyl power qui organise des contests plein de musique, de filles dénudées et de débauche de goûts crémeux ultra sucrés.
A ma droite, l’adepte de la vape « papy » avec son Taifun GT2 qui recherche des jus bio, airflow serré et qui vous serine sur le danger des excès.
Jusque là tout va bien, on est entre vapoteurs et même si un peu de maturité et de tolérance ne feraient pas de mal, on est d’accord sur les bienfaits de la vape et sur la nécessité d’arrêter de fumer.
Le problème c’est que vu de l’extérieur, déjà c’est nouveau donc suspect, mais si en plus on a l’air de s’amuser, c’est forcément un truc pour les sales jeunes excessifs et il est donc urgent de mettre un terme à tout ça. Légiférons, interdisons. Les sales jeunes en l’occurrence ont entre 30 et 70 ans mais ça c’est un détail difficilement perceptible car du moment que c’est fun et nouveau, c’est forcément un truc de jeunes.

Bref, je ne crois pas que ce soit le lobby du tabac ou des pharma qui nuise à la vape et au fait qu’elle soit une aide dans la cessation tabagique. Je crois que  l’ennemis de la vape, c’est la pensée bourgeoise qui par tradition s’oppose aux plaisirs grisant et qui nous range sans autre dans la catégorie des trucs louches. Vous n’avez qu’à arrêter de fumer dans la souffrance, là au moins on sera sûr du pire.

Dripbox, de Kangertech

Petite nouveauté reçue ce matin, la dripbox de Kangertech.

A vrais dire c’est pas un concept particulièrement novateur, il existe déjà pas mal de botom feeder, notamment les Italiens en sont fous. Mais c’est la première fois à ma connaissance qu’une marque chinoise, une des leader du domaine, sort un tel produit. Je gage que ça va populariser ce concept et même que avec la TPD qui débarque, ça va devenir le must.

Donc pour expliquer, vous avez un petit flacon dans le mod. Ce flacon ci fait 7ml. Le pin positif du driper est percé et quand on appuie sur le flacon, ça humidifie le coton du dripper. Donc c’est une vape de dripper, une vraie, mais avec une cuve de 7ml. Un truc super sympa, quand on appuie sur le flacon, ça humidifie le coton mais lorsqu’on relâche le flacon, il re-pompe le jus. De cette façon même couché, le dripper ne coule jamais vu qu’il n’y a pas de jus excédentaire.

Au niveau de la box, j’apprécie le « faux méca » qu’on peut recharger direct sur la box avec une sécurité minimum : inversion de polarité, coupe à 0.2 ohm et coupe quand l’accu est vide. Mais on reste sur du meca, donc simple et fiable. Il faut encore que je teste la chose, reçu ce matin, mais finalement 7ml de contenance c’est pas beaucoup, j’ai déjà dû remplir. Bin oui, ça suce …

Au niveau du dripper, les airflow sont haut et donc j’ai un peu foiré mon montage, je n’avais pas anticipé. Pensez à relever vos coils à la hauteur des airflow. Cependant la vape est plus que correct, c’est un dripper médian, ni trop ouvert ni serré, aérien sans être abusé. Les plots sont fins donc pour un double clapton, j’ai dû dénuder les pattes, reste que c’est tout à fait utilisable.

Dernier point, ceux qui souhaitent faire du dripper mais qui ne veulent pas refaire leurs coils, il existe des bases pré-montées qu’on change comme un coil tout fait habituel. Et ça, c’est la première fois que je vois ça.

Et bien entendu avec une marque réputée, mais chinoise quand-même, on a de la qualité à petit prix, c’est cool.

Plouf

dripbox dripbox_plateau

Le problème des blogs

Hello, c’est juste un petit truc qu’il fallait que je dise …

 

Ce que vous lisez ici est un blog. Cela veux dire que c’est mon ressenti à un moment donné. Par exemple quand je dis que cet ato est le meilleur du moment, ou que ce jus est mon préféré, c’est vrais au moment où j’écris l’article, mais j’aurai peut-être changé d’avis le jour d’après.

Merci donc de pensez à cela en lisant un blog.
Voilà, c’est tout ^_^

La Dummy Base, c’est tout con

Le sirop, c’est un concentré. On le mélange dans un verre avec un peu d’eau, ça fait peur à personne. C’est moins cher qu’une limonade et on peut le préparer selon ses goûts.

Le DIY, c’est pareil mais ça semble tellement compliqué et inaccessible à un bon nombre de vapoteurs que j’ai décidé de vous simplifier la vie.

Au début, il y a quelques temps, j’avais négocié avec un fournisseur pour qu’il me fasse des bases de 170ml de base dans un flacon de 250ml. Donc on verse simplement un flacon de 30ml dans la bouteille, on mélange, on laisse reposer et ça fait 200ml de jus pour moins de 40.- CHF (tout dépends du prix du concentré, avec les survival par exemple ça fait 30.50 CHF). La solution était très sympa, pas besoins de mesurer à la seringue la quantité de produit qu’on met, pas besoins de compter les gouttes ou autre mais 200ml de jus, ça fait beaucoup pour tester. Donc j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai commandé de quoi faire mes propres bases.

Dummy base
Dummy base

Et voilà, la Dummy base est née. Dummy, c’est le nom anglais pour dire que c’est tout con, on trouve par exemple « le mac pour les nuls » = « Mac for Dummies ». En bref, c’est un flacon pratique, en PET, de 100ml qui contient la quantité de base 50/50 pour faire un jus avec 15% de concentration, comme recommandé.

Vous versez votre concentré dans le flacon, vous agitez et c’est fait.

Le prix de 5.50 CHF fait que pour environ 13.- CHF on sort 66 ml de jus prêt à vaper, ça prends quelques secondes à préparer, ça marche super bien et c’est pas cher.

 

Plouf 🙂

The Custard par Bluetooth

Lors d’un Vid’Likid à un vapéro l’été passé, j’avais récupéré une étrange fiole en plastic pas très élégante qui contenait un custard difficile à décrire. Je l’ai ramassé puis vapoté un temps. Un temps trop court pour tout dire vu que je n’avais « que » 100ml. Une tuerie et quand il y a ça qui traîne sur ma table, chaque client part avec 10ml et je me retrouve vite à sec. Donc j’ai recherché l’origine de cet ovni et c’est un copain de Zozieau qui connais un type qui a une recette perso de custard à la noisette, mais pas un truc simple, il y a des temps de step en plusieurs phases, c’est technique. J’ai voulu lui en acheter mais il ne le commercialise pas donc bon … Après une longue discussion j’ai finit par m’arranger avec un de ses potes, Mathieu Duperray, un des bloggueur et concepteur de célèbre mod en Légo, si si 🙂 Il m’a fait deux litres et je viens de les recevoir.

Ne vous précipitez pas tout de suite, ce custard est encore un peu jeune mais oui, j’en ai en stock au moment où j’écris cet article

Bref, voici la recette que m’a envoyé Mathieu mais c’est Olivier Laurelli, alias Bluetouff, qui en est l’auteur/créateur

Custard BT

Recette pour 1L.

Ingrédients :

Première étape :

  1. Dans le récipient final d’une contenance d’1 litre mettre 725ml de base
  2.  Vider les 2x 115ml de custard 23%
  3. Ajouter 10 à 15ml de vanille tahiti 1 à 1,5%
  4. On touille bien tout et on va laisser tout ça reposer 10j dans le noir sans y toucher

Les arômes vont être très forts, mais ils seront capturés par la VG, donc ne pas se fier à l’odeur car ça va changer 🙂 Les custards sont long à steeper, pour ça qu’on le fait en 2 fois

Seconde étape

  1. Ajouter 10ml de coco tahiti 1% (pas plus car c’est vite écœurant avec la custard !)
  2. On finis par 25 à 30ml de noisette fraiche 2,5 à 3% (à ajuster avec la vanille tahiti)
  3. On touille et on remets au calme un mois

Au niveau arômes on peut en mettre moins selon le taux de VG :
80/20 : 10-15%
50/50 : >20%
100VG : <30%
Les arômes se trouvant dans du PG on obtient un liquide final en PG/VG : 27,5/72,5

 

Le truc que j’ai pas le droit de dire

Sur FaceBook, ces temps un programme d’aide aux fumeurs a été mis en place :
Le 20 mars, j’arrête de fumer
Les vapoteurs rient jaune, ce truc coute un prix de fou (1.2 millions de francs suisses à ce qu’on m’a dit) et fait exactement ce qu’on fait déjà gratuitement depuis des années : créer une système d’entraide sur internet pour que les fumeurs lâchent la clope. Nous avec la vape, eux sans. Personnellement, ayant depuis déjà deux ans décidé de consacrer ma vie à la lute contre le tabac je dois avouer que le prix ne me choque pas : Mon frigo ne se remplis pas tout seul par magie, si on souhaite se consacrer à plein temps à une tâche il faut bien avoir une source de revenu, que ce soit l’AI, un shop ou une petite ponction sur je ne sais quel budget de l’état. Cela ne me dérange pas spécialement de voir que mes impôts servent aussi à cette noble cause. Je n’ai pas vu le budget mais j’espère que des gens compétents ont fait en sorte que ce soit une dépense intelligente et proportionnée. Certains diront que ma candeur frise la naïveté mais j’ai foi en l’humain et j’accorde par principe le bénéfice du doute.

En revanche, ce qui me dérange encore et toujours, c’est le mensonge et la mauvaise foi.

Je n’ai pas le droit de dire ça sur le groupe FB parce que je n’ai pas le droit de saper l’effort que ces gens déploient à sauver des vies. Qu’importe la méthode, l’important est de ne plus fumer, ça c’est clair. En revanche, j’ai le droit de le dire ici il me semble.

En matière de mauvaise foi, charité bien ordonnée commence par sois-même, j’admet que ma position est délicate, je débarque sur leur machin comme un lourd pour y défendre la vape alors que c’est mon métiers et que donc ça pourrait éventuellement, de façon indirecte, m’attirer de nouveaux clients. Une fois qu’on a fait le pas de devenir un professionnel, dissocier la cause de l’intérêt qu’on y trouve n’est plus possible, les deux sont liés. En général sur ce genre de truc (je participe parfois à titre privé au forum stop-tabac notamment) du moment que je ne fais pas de publicité directe pour Fumerolle, je considère que je reste correct. Je ne cite pas mon shop mais je ne me cache pas non-plus et celui qui souhaite savoir qui je suis a le droit de le savoir. A vrais dire si je participe sur ce programme FaceBook, c’est surtout parce que c’est une occasion rêvée de pouvoir interpeller publiquement un représentant de l’autre camp, un anti-vape, qui est obligé de répondre car sans cela il sape son propre travail. J’ai besoins de réponses, je ne comprends pas leur attitude et donc j’utilise ce programme d’aide pour en obtenir. Comment ces gens peuvent passer à côté de la vape, l’outil le plus efficace à ce jour pour arrêter de fumer, c’est une mystère qui ne cesse de me hanter.

Bref, je me suis réveillé cette nuit à 4h du mat et j’ai repensé à la méthode que ces gens proposent. Et je pense que leur méthode repose sur un mensonge. Un peu comme le livre de Allen Carr.

Si je repense à la clope, quelles images est-ce qu’il me reste de ces années de tabagisme ? Que de bons souvenirs. Je me revois avec des mes collègues à plaisanter, à raconter ma journée, à me détendre et à vider les petits tracas en tournant au ridicule les petites frustrations du travail.
La pause clope avec les collègues, c’était le meilleur moment de la journée. Toutes les pauses clope, plutôt. C’était le petit moment de détente et d’amitié, un petit rituel qui rendait le travail sympathique, un bref instant de complicité avec des gens qui sans cela n’auraient été que des visages ternes concentrés derrière leurs écrans.
La pause clope, c’est la petite récompense après chaque action qui en méritait une, ou encore le petit moment de réconfort après un truc pas cool
La clope, c’était un petit moment pour s’aérer les poumons (si si, même si ça semble absurde ça fait du bien de respirer profondément, même si c’est avec de la fumée), se changer les idées, c’est vraiment un truc agréable.
La clope c’est un petit truc convivial qui m’a permis d’adresser la parole à plein de filles qui sortaient aussi pour en griller une, quand on se retrouve dans le coin fumeur on a que des amis et c’est toujours l’occasion d’en placer une et de rire avec les gens présents, voir même de faire une rencontre.
Quand on fume, on ne réalise pas à quel point on pue. On sait que c’est nocif, mais c’est une notion abstraite. Souvent on a pas vraiment conscience de fumer tellement c’est machinal mais c’est à la fois une excuse pour tout le côté social, c’est un petit rituel, c’est tout plein de choses en plus d’assouvir son manque.

Bref, voilà ce qui me reste de la clope. De l’amitié, du plaisir, du réconfort, un geste anodin qui souligne chaque moment de la journée soit pour apaiser un moment désagréable ou pour célébrer un truc positif, tout en créant nombre de petits moments forts sympathiques. La clope est une récompense, un stimulant et un plaisir, c’est ce dont je me souviens. Non pas uniquement le tabac lui même mais tout ce qu’il y a de bien dans le fait de s’arrêter avec un petit prétexte débile pour réfléchir, se détendre, rire, se changer les idées, exposer une idée à un collègue, etc … C’est aussi ça, la réalité psychique du fumeur. Et quand on arrête de fumer, non seulement on se fait du mal parce qu’on se bat contre sois-même mais en plus on doit renoncer à tous ces meilleurs moments de la journée.

L’avantage avec Allen Carr, c’est qu’au moins il aborde le sujet. Il le décortique même et propose au lecteur de se reprogrammer et de se faire croire que ça n’est pas vrais. Le mensonge utile, comme on en voit dans toutes les religions et dans toutes les méthodes de développement personnel à l’américaine. (je suis croyant mais je crois avant tout en la vérité, ne le prenez pas mal, je ne crois à rien que je n’aies pas pu établir comme étant vrais pour moi).

Alors voilà, 5 jours avant le 20 mars, date du début du programme FaceBook « j’arrête de fumer » où 1600 vaudois inscrits vont tenter d’arrêter la clope, je suis très curieux de voir ce que monsieur « J’arrête de fumer Vaud » va faire de cette aspect bien réel du tabac. Pour le moment il dit, je cite :
« Le vapotage n’est pas l’idéal pour arrêter de fumer car il conserve la gestuelle, c’est pourquoi nous ne le préconiserons pas durant ce programme mais préfèrerons parler des substituts nicotiniques. »
Eh ! Monsieur le professionnel du sevrage tabagique, t’as pas l’impression d’avoir loupé un truc ? T’as pas un petit sentiment de malaise quand tu écris de telles absurdités ? Comment tu fais pour te regarder dans un miroir en pensant que ton travail va aboutir à un taux de réussite minable parce que tu n’as pas regardé les choses en face et que tu n’as pas utilisé tous les outils à ta disposition pour réussir ?

Edit:
Après discussion avec Monsieur « J’arrête de fumer », il ressort qu’ils ne sont pas fondamentalement opposés à la vape, mais dans un pays qui interdit la nicotine dans les e-liquides, comment peut-on immaginer qu’un organe officiel en fasse usage ? On en revient à un problème politique dont le CIPRET est comme nous, victime. Désolé d’avoir pété une durite 🙂

C’est là que la vape est vraiment magique. La vape c’est comme la clope, une récompense. On peut sortir « fumer » avec les collègue, pas besoins de renoncer à ces poses, on remplace juste le goudron par de la vapeur mais on conserve tout ce qu’il y a de positif dans le tabac, sans tabac. En fait la vape c’est encore meilleur que la clope parce qu’on y trouve une recherche hédoniste du gout, un art savant du meilleur coil qui envoie grave, une petite tendance à la collectionnite avec des objets magnifiques et tout ça avec un truc qui ne tue pas.

Un patch, une nicorette ou un anti-dépresseur n’est pas et ne peut pas être une récompense. C’est deux fois plus efficace que rien du tout mais après des décénies de lute anti-tabac, le constat est clair, la clope est toujours là, elle tue toujours et aucun programmes de prévention n’a réussis à éradiquer ce fléaux.

Voilà pourquoi je défends la vape, voilà pourquoi la vape marche mieux qu’un « substitut nicotinique agréé ». La vape, c’est délicieux.

SKULL box

Présentation

La Skull box, c’est artisanal. Mon « petit » frère Julien Michel, à qui j’ai offert son premier reconstructible, a croché sur la vape comme un geek et, amoureux de la hexohm box, s’en est inspiré pour faire sa propre box, juste pour le fun. Bien que similaire à la hexohm, il a fait le dessin, commandé le boitier, commandé les composants, l’a fait peindre par un artisan en duracoat, assemblé et soudé avec ses petites mimines. Je vous dis pas comme je suis fier. Il a fait 10 box et elles ont toutes de petites différences dans la peinture qui font qu’elles sont toutes uniques. Le duracoat est vraiment très intéressant du reste. C’est ce qu’on utilise pour les armes à feu : une peinture résistante aux températures extrêmes, aux chocs. Elle est soyeuse et douce au toucher, c’est un bonheur.

boxJM.2

A l’intérieur, pas de chipset spécifique et compliqué mais un simple convertisseur de voltage, le okl2-T20. Autrement dit une technologie basique, sécurisée, éprouvée et qu’on retrouvera/changera facilement dans 35 ans quand il aura finit par rendre l’âme. Durable, comme le reste. Pour les réglages, un potard sur le côté permet de varier entre 4 et 6 volts.

boxJM.3

Conclusion

Je ne suis pas du tout objectif, c’est la box de mon frère à moi que j’aime. Au début, c’est un peu déroutant parce qu’il faut faire un coil plus haut qu’avec mon habituel Meka mod. Donc j’ai des ato pour mes tubes et d’autres ato recoilés pour cette box : 0.3 ohm minimum, mais 0.5 ça envoie déjà du bois (70W). Pour pouvoir en profiter pleinement, un tank serait dommage alors j’ai choisis d’y monter l’aeronaute avec un loose clapton en kanthal. Inutile de dire que ça dépote. Bon, bref il faut modifier la façon de faire son coil mais mis à part ça c’est une box durable, solide, agréable en main, qui dépote, qui a de l’autonomie, tout ça.

Après vous avoir bien mis l’eau à la bouche, je dois préciser qu’il ne reste qu’une seule et unique box à vendre et que c’est à Lausanne, chez Fumerolles qu’elle se trouve au prix de 165.- CHF. Ne traînez pas.

Accu en série VS accu en parallèle

Si on place plusieurs accu « stackés » (l’un sur l’autre) ou en série (l’un à côté de l’autre mais chaînés par le câblage), on double le voltage mais on conserve les mêmes ampères. Dans cette config, le positif du premier accu est relié au négatif de second. Typiquement pour la vape, ça donnera genre 8 Volts et 20 Ampères.

Si on place les accu en parallèle, c’est à dire que les deux positifs sont couplés et les deux négatifs aussi, on double l’ampérage mais on ne touche pas au voltage. Donc pour les mêmes accu que dans l’exemple au dessus, 4 Volts et 40 Ampère en continu.

Avantage des accu en parallèle (sur box meca, comparé à une box en parallèle)

  • Comme on double les ampères, on peut descendre dans les ohm. Typiquement selon Mooch un bon accu envoie 20A, au delà c’est risqué. Ce qui veux dire 0.2 ohm. Avec 2 accu en parallèle, on peut descendre à 0.1 ohm sans outrepasser la sécurité élémentaire qui consiste à respecter les consignes. Pour les fous dans mon genre qui aiment vérifier la limite en la dépassant, un petit éclat de défis dans la prunelle et les cheveux en bataille, on peut tabler sur la sécurité du « pulse », c’est à dire 0.1 ohm avec un seul accu et 0.05 avec deux. Les plus intrépides se basent sur la température du mod, si l’accu fonds ça doit chauffer à plus de 100 degrés, ça va se sentir. Forcément, c’est plus risqué parce que si le mod s’enclenche dans la poche, on est plus en pulse mais en continu.
  • Comme on peut descendre dans les ohm, on peut faire des gros nuages et du porn coil, c’est trop cool !
  • On double l’autonomie, mais ça c’est idem en parallèle ou en série

Avantage des accu en série sur meca :

  • On monte très vite dans les watt. Si on reprends la loi de ohm, le wattage se calcule comme ça : volt x volts / ohm. Donc à 4 volts (accu seul ou en parallèle) et un coil de 1 ohm, on a 16 watt. Avec 2 accu ça fait 8 volts, donc 8 x 8 / 1 = 64 watt. Si si, vous avez bien lu, 1 ohm = 64 watt avec des accu en série.
  • Un coil « simple » va envoyer grave. On peut retourner au kanthal sans soucis, plus de diesel, plus de coil gigantesque, c’est petit et ça chie. On peut augmenter la surface de chauffe en augmentant le nombre de tours.
  • On double aussi l’autonomie à puissance égale, bien sûr, sauf qu’on aura tendance à monter en puissance donc perdre en autonomie.

Avantage des accu en série sur une box meca  régulée (genre la SKULL box, oh yeah !) :

  • Sécurité : Les accu en série sur meca pur, c’est dangereux. Le type qui comme moi fait son petit coil inox à 0.13 ohm sur tank parce qu’il est habitué au meca qui envoie, s’il met son ato déjà monté sur sa nouvelle box toute belle, il se prends 490W dans les dents. Au mieux il fait un vilain dry hit, au pire ça fait boum boum, mon coeur fait boum. Un crétin a défrayé la chronique récemment avec une Noisy Cricket en s’explosant la tronche. Un meca régulé comme la SKULL, c’est max 20A. Pas d’accident donc, mais une série de coupures qui vont protéger les accu, le mod et le vapoteur.
  • Qualité de vape : ne me demandez pas pourquoi, mais vaper en meca régulé ou en électro, ça n’a pas tout à fait le même gout. Je suppose que le meca régulé a un courant très lisse, stable et doux alors que l’électro, c’est des variationset des coupures.
  • Simplicité : on retourne à des coils tout con, tout simple genre kanthal 0.3 et ça vape vraiment bien.